Le CO2  simple catalyseur ?

 

Si pratiquement tous les scientifiques s’accordent à dire que le CO2 a un rôle dans les changements climatiques et la fin des glaciations, tous ne considèrent pas qu’une augmentation du CO2 atmosphérique  suffit  à déclencher la fin d’une période glaciaire. Son rôle n’est pas toujours considéré comme primordial.

 

Le CO2 relégué au second plan

 

Dans un article publié en ligne dans Science Express,  en septembre 2007,  le géologue Lowell Stott et son équipe affirme que le CO2 ne peut pas être considéré comme la cause de la fin de la dernière glaciation.

 

Ces chercheurs de l’University of Southern California ont étudié des fossiles de foraminifères présents dans des sédiments marins du pacifique Ouest. Cela a permis de retracer l’évolution de la température des océans sur plusieurs dizaines de milliers d’années.

 

Plusieurs résultats ont une incidence directe sur le rôle à attribuer au CO2 :

 

L’étude des isotopes de l’oxygène contenus dans les fossiles montre que l’élévation de température de l’eau s’est faite du bas vers le haut et non à partir de la surface.

 

L’élévation de la température des océans a commencé il y a 19 000 et  l’augmentation du CO2  atmosphérique il y a seulement  18 000 ans. (voir aussi figure ci-dessous).

 

co2_simple_figure1

Données : carotte de Vostok,  Petit et al. (1999)

 

Si ces résultats sont justes, il n’est plus possible de considérer le CO2 comme déclencheur de la fin des glaciations, son rôle est celui d’amplificateur, de catalyseur.  Lowell Stott reste prudent, dans un article de Space Daily d’octobre 2007 il déclare : "I don't want anyone to leave thinking that this is evidence that CO2 doesn't affect climate, it does, but the important point is that CO2 is not the beginning and end of climate change."

 

Une modification des courants marins peut déclencher la fin d’une période glaciaire

 

Il reste à déterminer la source de ce réchauffement des océans. Lowell Stott et son équipe s’appuient sur la théorie de Milankovitch. L’apport d’énergie viendrait de l’augmentation de l’insolation au niveau de l’Antarctique.
Cette augmentation de l’apport d’énergie solaire aurait pour conséquence la fonte des glaces et la modification des courants marins. Ceux-ci auraient ensuite transporté l’eau chaude vers le nord.

 

D’autres chercheurs ont proposé des théories faisant des phénomènes océaniques les éléments dominants des fins de glaciations. C’est le cas des océanographes Martinson et Pitman dans leur article de Climatic Changes. Mais cette fois ce n’est pas l’Antarctique mais l’Arctique qui agit comme déclencheur.

 

Dans l’article de Martinson et Pitman,  le CO2  n’est même pas mentionné, ils parviennent à expliquer la fin brutale des glaciations  sans le faire intervenir.

 

 

Suite du parcours

Plus de détails sur l'acticle de Martinson et Pitman

Le CO2 facteur principal ?

Reprise de ces théories dans les arènes médiatiques